16 Plûviose AN II : Première abolition de l’esclavage ! Une gouache inédite sur le marché de l’art.

Cette gouache identifiée et expertisée par nos confrères Arnaud Romieux et Michel Witold Gierzod, est présentée à la vente du dimanche 20 décembre 2020 à Versailles Enchères.

Le catalogue d’exposition est disponible ici.

LOT 29

Attribuée à Amédée FRERET (École Française XVIIIe siècle)

ARRIVÉE DES EUROPÉENS EN AFRIQUE

Gouache sur trait de plume à l’encre noire et brune, avec rehauts de gouache blanche et rehauts de lavis et d’aquarelle.

Sur son montage tendu cartonné d’origine, un petit accident sur le personnage masculin, et une coulure d’eau verticale non invasive dans le ciel.

34,1 x 44,2 cm

€ 3 000 – 4 000

Cette belle et unique gouache, de dimensions identiques à la gravure en sens inversé réalisée par Nicolas Colibert (1750-1806) semble être l’œuvre originale d’Amédée Freret qui a servi à la réalisation de la gravure.

Cette dernière commémore en 1795 la première abolition de l’esclavage par la Convention, le 16 Plûviose An II, (4 Février 1794).

L’image de la traite et de l’esclavage n’apparaît de manière significative dans l’iconographie qu’à la fin du XVIIIe siècle, quand le développement des voyages et celui du livre illustré rendent  possibles les récits qui les mettent en scène.

Les bouleversements de la fin du XVIIIe siècle, la révolte à Saint-Domingue le 23 aout 1791, la première abolition votée par la Convention le 16 Plûviose An II (4 Février 1794), l’indépendance haïtienne le 1er janvier 1804 établissant la première république noire libre du monde, et la remise en cause par les campagnes abolitionnistes de l’esclavage, entraînent un renouvellement de ces représentations, puisque pour la première fois la figure de l’esclave et celle de la traite y deviennent sujets.

Cette gouache attribuée à Amédée Freret a servi à la réalisation de la gravure par Nicolas Colibert (1750-1806), « L’arrivée des Européens en Afrique », publiée en 1795.

Cette gravure fait partie d’une série de quatre dont un exemplaire est conservé au musée d’Aquitaine de Bordeaux, un autre au musée Schoelcher de Pointe à Pitre et un autre au musée de la Compagnie des Indes à Lorient.

Publié le 09-12-2020 par Véronique Tran

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *