GUSTAVE COURBET en SAINTONGE (1862) Le groupe de Port-Berteau, une utopie créatrice. Présenté par Phillippe Ravon.

GUSTAVE COURBET en SAINTONGE (1862)

Le groupe de Port-Berteau, une utopie créatrice

Après s’être éloigné de son principal mécène Alfred Bruyas, c’est en Saintonge que Courbet développe en 1862 son goût pour la peinture de plein air qu’il vit comme un acte politique. Dans la France Bonapartiste au régime autoritaire, la nature lui apparaît comme un havre de paix et de liberté. Souhaitant faire de Saintes une petite république autonome, il y parvient grâce à trois Saintongeais : les critiques Jules Castagnary et Théodore Duret et le mécène Etienne Baudry. Soutenu et vénéré, il s’y libère de ses derniers tabous et donne libre cours à sa nature dionysiaque en compagnie d’artistes locaux avec lesquels il peint quotidiennement, leur transmettant l’énergie du courant naturaliste qu’ils communiqueront à leur tour à travers leurs ateliers bordelais.

La peinture que nous présentons fut redécouverte en 1923, c’est un rare témoignage de ces séances de peinture sur le motif réunissant autour de Courbet – parfois rejoint par Camille Corot – des artistes implantés localement.

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