Résultats d'enchères

Exceptionnel régulateur de parquet vendu  85 000€ frais compris

 Hotel des ventes des Notaires le samedi 20 juin

Expertise : Monsieur Stéphane Girardot, spécialiste reconnu en horlogerie ancienne, qui souligne le caractère exceptionnel de cette réalisation de Bernard Callier.

Exceptionnel régulateur de parquet en acajou signé Bernard Callier, horloger de la Marine et successeur de Winnerl, datant des environs de 1870. Cette pièce de haute horlogerie se distingue par son équation du temps, son calendrier annuel et sa construction à double mouvement, dont la qualité d'exécution est comparable à celle des chronomètres de marine.

Équipé d'un échappement Graham, d'un balancier à compensation et d'une suspension à couteau et cardan, ce régulateur témoigne du savoir-faire de l'un des plus grands chronométriers français du XIXᵉ siècle.

L'ensemble nécessite une restauration esthétique et un entretien du mouvement, son fonctionnement n'étant pas garanti.


CHARLOT MÉCANIQUE JAF, VERS 1925-1930 vendu 6 300€ frais compris

planete des arts Maître Dubois Marseille le 10 avril

Expertise: Murielle Auffret expert en jouets, poupées et automates

Exceptionnel automate publicitaire de vitrine réalisé par la maison JAF (Jouets et Automates Français), qui succède aux ateliers Triboulet à partir de 1923. Spécialisée dans la fabrication artisanale d'automates publicitaires électrifiés destinés aux grands magasins, cinémas et vitrines commerciales, la maison JAF produisait des pièces de grande qualité, le plus souvent uniques.

Ce remarquable Charlot mécanique, vraisemblablement conçu pour promouvoir un film de Charlie Chaplin, atteint une hauteur totale de 1,65 m avec son socle (1,40 m pour le personnage seul). Il est réalisé en carton cuit peint et en carton fort, habillé de son costume d'origine. Il conserve son maquillage d'époque ainsi que sa plaque de fabricant portant l'inscription :

« JAF – Publicité animée – 100 boulevard Pereire, Paris ».

Son mécanisme interne, accessible par les ouvertures pratiquées dans le corps et la tête, témoigne d'une remarquable ingéniosité technique. Entraîné par un moteur électrique conçu pour un fonctionnement continu, il anime simultanément plusieurs mouvements : les yeux se déplacent et clignent, la tête pivote et s'incline en signe de salut, tandis qu'un bras fait tourner la canne et que l'autre soulève le chapeau.

Aujourd'hui, le mécanisme est partiellement incomplet : le mouvement du chapeau n'est plus synchronisé avec celui de la main, et la présence d'un élément de type piston laisse supposer l'existence d'un ancien dispositif pneumatique ou sonore, possiblement conçu pour accompagner une scène inspirée de City Lights.

Rare témoignage des prestigieuses productions françaises d'automates publicitaires de l'entre-deux-guerres, cette œuvre illustre parfaitement le savoir-faire des ateliers JAF, où se conjuguent innovation mécanique, qualité d'exécution et vocation publicitaire. Par ses dimensions monumentales, la richesse de son animation et son état de conservation, elle constitue une pièce de premier ordre pour les collectionneurs d'automates, d'objets publicitaires et de souvenirs liés à Charlie Chaplin.

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